Aérodrome de Stephenville : le maire a perdu confiance
Le maire de Stephenville ne fait plus confiance au nouveau propriétaire de l’aéroport de sa municipalité dans l’ouest de Terre-Neuve, qui vient d’être rétrogradé au statut d’aérodrome par Transports Canada. Tom Rose affirme qu’il ne croit plus aux nombreuses promesses non tenues de Carl Dymond, qui s’engage à faire revenir les vols commerciaux, absents depuis des années, et à construire à Stephenville une usine de fabrication de drones futuristes. Le maire reconnaît qu'aucun des engagements de Carl Dymond n'a été respecté jusqu'à maintenant et souligne que cet homme d’affaires n’assure pas l’entretien des pistes d'atterrissage et des voies d’accès tel que l’exige Transports Canada. Ce dernier n'a pas répondu à une demande d’entrevue. La rétrogradation annoncée vendredi dernier par Transports Canada complique l'accueil de vols commerciaux à l'aéroport, qui ne sera plus soumis à une inspection permanente du ministère. Ainsi, un pilote qui veut y atterrir doit désormais vérifier lui-même auprès de l'aérodrome la conformité de celui-ci avec la réglementation fédérale. Tom Rose, le maire de Stephenville, en entrevue à la mairie en janvier. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Butler Les promesses non tenues de Carl Dymond s’accumulent septembre 2021, lorsqu’il avait annoncé en grande pompe qu’il achetait l’aéroport. Carl Dymond a promis d’investir 500 millions $ dans la construction de nouvelles infrastructures à l’aéroport, notamment une usine de fabrication de drones de 25 m de long capables de transporter 24 000 kg de marchandises. Tom Rose a révélé en janvier que Carl Dymond n’a jamais payé d’impôts fonciers depuis l'achat de l’aéroport. Il doit actuellement 500 000 $ à la Municipalité, selon le maire. Carl Dymond a pris possession de l’aéroport en août 2023. Il a payé seulement 6,90 $ en fin de compte, mais il a pris à sa charge la dette de l’aéroport, qui s’élevait à 1 million $. Il fait actuellement l’objet d’une poursuite de l’entreprise Tristar Electric, qui allègue que l'administration aéroportuaire lui doit 2,4 millions $ pour l'installation d'appareils d'éclairage extérieur. Carl Dymond lors d'une conférence de presse à Stephenville en septembre 2021. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Mercredi, en Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador, l'avocat qui représentait Carl Dymond dans cette affaire a indiqué qu’il se séparait de son client parce qu’il n'avait pas payé les honoraires pour Carl Dymond promet que les problèmes d’entretien soulevés par Transports Canada seront réglés en mai. Cependant, John Gradek, chargé de cours de gestion aéroportuaire à l'Université McGill, souligne que les travaux nécessaires pourraient coûter des millions et que l’agence fédérale exigera Ancien cadre chez Air Canada, John Gradek est chargé de cours en gestion aéroportuaire à l'Université McGill. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Frédéric Deschênes Tom Rose affirme malgré tout qu’il ne regrette pas la décision de vendre l'aéroport à Carl Dymond. Il souligne que depuis l’été 2023, la Municipalité n’a plus besoin de verser une subvention de fonctionnement à l’aéroport. Cette subvention s’élevait à environ un demi-million de dollars par an, explique-t-il. Debbie Brake-Patten, la présidente de la chambre de commerce locale, a toutefois déploré en janvier que la municipalité ait perdu le contrôle d'une infrastructure publique. Debbie Brake-Patten, présidente de la Chambre de commerce de la baie Saint-Georges, qui représente les propriétaires d'entreprise de Stephenville et des collectivités avoisinantes, en janvier. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Butler Ancienne membre du conseil d'administration de l'aéroport, elle a souligné que les installations aéroportuaires de Stephenville sont essentielles pour que la région ait accès aux ambulances aériennes. Le mois dernier, l’aéroport a demandé de l’aide à la Municipalité pour nettoyer ses pistes d’atterrissage puisque deux de ses déneigeuses étaient tombées en panne. Avec des informations d'Adrien BlancIl n’a pas le capital nécessaire
Il ne pouvait pas peindre les lignes sur les pistes d'atterrissage. C’en est la preuve. Il n’a pas le capital nécessaire pour faire fonctionner l’aéroport
, se désole Tom Rose, qui avait pourtant été un ardent défenseur de Carl Dymond pendant des années.
Les promesses rompues s'accumulent

d'importantes ressources et un grand nombre d'heures investis
.Dymond promet de régler les problèmes d'entretien
toute une gamme de documentation et de mesures
à l’administration aéroportuaire.Pour revenir à un aéroport, il y aura une inspection assez importante de la part de Transports Canada pour s’assurer non seulement que les lignes sont peintes mais aussi que tous les autres critères nécessaires pour être désigné comme aéroport soient respectés
, explique-t-il.
Le maire ne regrette rien

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